Le Sel de tous les oublis
Le Sel de tous les oublis
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Lorsqu'une femme claque la porte et s'en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l'apprend à ses dépens.
Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l'instituteur abandonne ses élèves et, tel un Don Quichotte des temps modernes, quitte tout pour partir sur les chemins.
Livré aux vents contraires de l'errance, désormais vagabond, il rallie le camp des marginaux, des naufragés de la vie.
Des rencontres providentielles jalonnent sa route: nain en quête d'affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d'esprit le renvoient constamment aux rédemptions auxquelles il refuse de croire. Jusqu'au jour où il est rattrapé par ses vieux démons ...
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Lorsqu'on ne croit plus en rien, que plus rien n'a de sens , alors tout devient puissamment possible. Une fois les limites franchies , il n'y a plus de bornes de signalisation. Un seul événement peut avoir raison de toute une vie. La noirceur mise en poésie, la déchéance et le folie d'un être sous la plume magnifique de Yasmina Khadra. Vous connaissez certainement cet auteur, ancien commandant de l'armée algérienne qui prit pour retraite celle d'écrivain . Yasmina Khadra pour échapper à la censure militaire écrira tous ses romans sous divers pseudonymes dont le dernier sera les deux premiers prénoms de son épouse.On connait tous les chefs-d'oeuvre tels que:" Les hirondelles de Kaboul"," l'Attentat" ou plus encore "Ce que le jour doit à la nuit". Celui que je vous présente aujourd'hui est peut-être le plus "impopulaire" de l'auteur. Certes, le style grandiose auquel il est fidèle est bien là. Mais je pense que le protagoniste principal n'est pas étranger à ce manque d'engouement pour ce roman. Un personnage antipathique, misanthrope et presque misogyne. Un homme en déchéance qui malgré toutes les opportunités rencontrées ne sauvera jamais son âme. Un amoureux de la nuit noire, il aurait fallu qu'il n'est jamais mal. Il aurait fallu que sa mémoire s'écrase , que le temps fasse son oeuvre et que les démons endormis ne refassent jamais surface. Certains traumatismes nous condamnent à perpétuité. L'imbuvable réalité comme une sentence éternelle. Un brouillon de vie où toute infime lumière est à jamais bannie.J'ai bien aimé ce roman mais bien moins que les autres. La première partie est lente et j'ai eu un peu de mal à m'imprégner de l'histoire. La seconde partie est plus mouvementée et l'histoire se déchaine enfin.Le titre est celui d'un vieux poème"Si ton monde te déçoit sacheQu'il y en a d'autres dans la vieSèche la mer et marcheSur le sel de tous les oublis"RESUMENous sommes en Algérie en 1963, au lendemain de l'Indépendance. Adem-Nait Gacem est un instituteur de village marié à Dalal. Un beau jour Dalal fait sa valise et s'en va pour un autre . C'est sans préavis et sans explications. Il n'y a rien à comprendre mais tout à accepter. Pour Adem c'est le monde qui s'écroule sous ses pieds. Effondré, incapable de rester dans cette maison où tout respire le souvenir de Dalal, il décide de tout abandonner. Adem s'en va , sur le chemin de l'autodestruction. Alcool, hôpital psychiatrique, baroudeur, il se laisse porter par le cours de son existence. Pourtant sur sa route, des rencontres insolites remplies de bienveillance , des anges gardiens essaieront en vain de lui ouvrir les yeux. Mais rien n'extirpera Adem de ce trou noir dans lequel il se jette chaque jour que Dieu fait.Puis un jour, la simple vision d'une femme s'apprêtant à prendre son bain va le troubler profondément . Un déclic soudain, mais qu'en sera t-il vraiment?
Je suis un fan absolu de Yasmina Khadra dont l'écriture et les sujets axés sur l'Algérie sont parfaits.
récit intemporel sur les errements de l’homme, superbement écrit
Excellent roman, très bon moment de lecture
Bof,l’histoire ne m’a pas intéressé,je n’ai pas pu le terminer
Yasmina Khadra fait à nouveau preuve d'une plume enchanteresse qui emporte le lecteur dès la première page.L'auteur des Hirondelles de Kaboul nous livre un roman initiatique d'un anti héros désabusé dont il se sert pour décortiquer la société algérienne, fraichement émoulue après l'indépendance de 1962.La fin un peu précipitée et pas assez aboutie à mes yeux m'a déçu, mais certainement pas au point de remettre en question une des plus belles plumes du continent africain !Résumé :Lorsqu'une femme claque la porte et s'en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l'apprend à ses dépens.Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l'instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l'errance, quitte tout pour partir sur les chemins.Des rencontres providentielles jalonnent sa route : nain en quête d'affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d'esprit le renvoient constamment aux rédemptions en lesquelles il refuse de croire. Jusqu'au jour où il est rattrapé par ses vieux démons.À travers les pérégrinations d'un antihéros mélancolique, flanqué d'une galerie de personnages hors du commun, Yasmina Khadra nous offre une méditation sur la possession et la rupture, le déni et la méprise, et sur la place qu'occupent les femmes dans les mentalités obtuses.
Une très belle histoire. Bouleversante et intéressante à la fois
j'adirais cet auteur, maintenant il me déçoit cette histoire de cet homme plaqué par sa femme qui va par monts et pas vaux je trouve ridicule
Super livre
Conforme à mes attentes, livré très rapidement avec un petit mot sympa sur le bon de livraison.
un texte réaliste à la prose suffisamment riche légère pour décrire fidèlement les relations humaines avec en filigrane l'histoire d'une Algérie naissante.
J’ai trouvé ce livre excellent, je dirais même parfait. Le personnage principal est loin d’être attachant mais ce qui fait le charme de ce récit, ce sont les mots choisis et les phrases étudiées par Khadra. Le message véhiculé ne pouvait pas être plus clair. Un livre qui invite à cheminer sur sa propre nature à l’image d’une méditation guidée.
Super livre
Lecture
Nous découvrons le personnage d’Adem Naït-Gacem en Algérie dans les années 60 juste à la naissance de l’indépendance. Il est instituteur et brisé car sa femme vient de le quitter alors lui aussi va tout quitter son métier, son quartier, ses amis pour prendre le large et advienne que pourra. Il croisera au fil des kilomètres, des figures improbables comme Mika, le nain qui n’en peut plus de sa solitude et d’autres damnés de la terre dont la destinée semble maudite. Pourtant ses rencontres lui sont salutaires car on ne le laisse jamais l’estomac vide ou bien même dormir sans toit. Dans sa besace il emporte un livre et un carnet qui l’accompagnent et le soutiennent. Il semble y avoir des éclaircies dans son chagrin mais à chaque fois, il les repousse pour mieux s’isoler dans son désespoir. Il faut bien dire qu’Adem m’a tapé sur les nerfs à vouloir ne broyer que du noir, à être à ce point asocial en plus il a une opinion des femmes complètement rétrograde. Bref ce n’est pas un personnage sympathique et souvent une petite voix me soufflait qu’après tout on récolte ce que l’on sème. On sent venir le moment où toutes ses désillusions vont devoir laisser la place à autre chose. On peut toujours trouver plus malheureux que soi, la reconstruction, la résilience ne sont pas données à tout le monde. Une nouvelle rencontre sonnera peut-être le glas de cette quête de vérité. N’oublions pas le Don Quichotte de la couverture qui lui s’est battu contre des moulins à vent. Un récit quasi initiatique qui nous emporte sur un chemin ardu mais en même temps nous envoie tout un tas de messages contradictoires et positifs. Une société où l’on sent les espoirs d’une vie nouvelle, l’indépendance tirant un trait sur toutes les tyrannies mais bon le rêve ne fera pas long feu. Un récit toujours aussi bien écrit avec une plume qui fait voyager et des mots souvent poétiques. Bonne lecture.
Khadra toujours excellent ! Le description de cette errance, de ce désespoir, de cette misanthropie finit par s'échouer sur l"amour, qui est l'un des sels les plus corrofis de la vie humaine. Lu d'une seule traite !
Yasmina Khadra nous a habitué à des romans d'une autre profondeur. Ce personnage d'instituteur qui rencontre des gens formidables comme Mika et qui reste désagréable et tout à fait associal mérite après tout son sort. Mais le fait d'avoir été plaqué par sa femme ne l'autorise pas à jeter son dévolu sur celle des autres surtout si le mari est handicapé et a besoin d'elle. N'en déplaise à certains une femme peut aimer et être dévouée à son mari jusqu'à la mort fusse-t-il amoindri
Yasmina Khadra : "Le sel de tous les oublis".Ce roman, élégiaque et touchant, est une histoire que je trouve assez proche de l'excellent : "Into the wild". Ce sentiment, présent en moi dès la parution des premiers extraits du livre et de plusieurs commentaires de son auteur ante-publication ; m'est confirmé par la lecture du dernier Yasmina Khadra. Il y a, bien entendu, de nombreuses différences mais une identique pour le protagoniste de partir vers l'inconnu, les ténèbres, le néant : direction l'obscurité. Une sombre destination, alors que le doux chemin vers la luminosité n'est jamais aussi qu'on ne le pense. Et, pour ces deux aventures difficiles mais humaines, le route tortueuse empruntée par le personnage clé de l'histoire est pourtant jalonnée d'individus merveilleux. Malheureusement, lorsque les affres de la douleur ont atteint le point de non-retour, il est impossible pour le maraudeur en déshérence, de dévier de sa route. C'est le cas, en l'occurrence, de Adem Naït-Gacem, instituteur cultivé, qui doit affronter le moment terrible où son épouse claque la porte de leur maison et part vivre une nouvelle vie, avec son amant. Adem, qui eut pu se rebeller de bien des façons, suite à ce traumatisme, décide que le mieux à faire est de se préparer un baluchon et de quitter les lieux. Fuir ce hameau de malheur. Mais pour aller où ? Nul ne le sait, et surtout pas l'abasourdi sachant. Sur ce noir chemin de tribulations, rien ne peut stopper la fuite en avant d'un homme blessé et amoureux. Un noir chemin jamais balisé de perspectives, d'espoir.
Il fallait une bonne raison pour qu' Adem, l'instituteur, quitte ses élèves : Dalal, sa femme, le quitte pour un autre.Le voilà errant, mélancolique, aigri, sur les chemins de la vie ; il y fera des rencontres qui auraient pu être des chances pour lui . Quand il décidera de vivre à nouveau ; le sort en décidera peut être autrement ?Etude sur la possession, la perte et surtout sur l'image de la femme qui demeure encore diabolique aux yeux de certains hommes....