L'homme qui lisait des livres
L'homme qui lisait des livres
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Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu'il s'apprête à traverser le miroir. " N'y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d'une vie. Celle de tout un peuple, parfois ", murmure le libraire. Commence alors l'odyssée palestinienne d'un homme qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie.
De l'exode à la prison, des engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants qu'on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez, sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l'Histoire et de l'intime. Dans un monde où les bombes tentent d'avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie – non pour fuir le réel, mais pour l'habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était la plus radicale des révolutions.
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La lecture de ce livre de Rachid Benzine m’a donné l’impression d’un récit très unilatéral. Certains choix narratifs et historiques semblent orienter fortement la perception du lecteur, donnant une vision beaucoup trop simplifiée d’un conflit pourtant très complexe.Le 7 octobre y est évoqué seulement par l’inquiétude de la famille du libraire, famille qui vit à l’étranger et qui n’a plus de nouvelles de lui. Ce parti pris narratif contribue, selon moi, à un grand déséquilibre qui laisse de côté des dimensions importantes du conflit.J’observe enfin l’absence notable de toute évocation de la shoah avec six millions de juifs tués et de l’exode des Juifs des pays arabes : des centaines de milliers de personnes réfugiés d’Irak, de la Syrie à l’Égypte, d’Algérie , de Tunisie ont été contraintes de partir au XXᵉ siècle, laissant souvent tout derrière eux et devant se reconstruire ailleurs. Ces trajectoires humaines font partie intégrante de l’histoire de la région et leur omission appauvrit le récit.Ceci est mon opinion de lecteur, qui n’engage que moi.
Très beau livre, l’auteur nous immerge et nous emporte dans un récit à la fois touchant et douloureux.
A Gaza, alors qu’un jeune photographe français s’apprête à prendre en photo un vieillard en train de lire devant son échoppe de livres, il est apostrophé par celui-ci. Prendre quelqu’un en photo sans savoir qui il y a derrière le dérange. Avant d’avoir la permission de le faire il devra écouter l’histoire de ce vieil homme.Il s’appelle Nabil et il va raconter à Julien la vie tranquille et heureuse que menaient ses parents avant d’avoir dû quitter leur village, chassés par des israéliens. Sa naissance, sa vie dans un camp de réfugiés palestiniens. Grandir dans ce pays qui ne lui appartient plus vraiment, fait de souffrances, gravats, poussière et ruine. Un combat sans fin où palestiniens et israéliens pensent la même chose les uns des autres les menant à une impossible réconciliation.Ce sont les livres qui seront sa bouée de secours, qui l’aideront à survivre à toutes ses épreuves. Ils seront son refuge. C’est peut-être pour cela que ceux de son échoppe il ne les vend pas, il les offre.« J’ai décidé de ne pas ajouter de la laideur, de ne pas abîmer, d’être présent dans le silence de la lecture, d’apporter ma pierre avec mes livres » (Nabil)Julien aura droit à sa photo mais va garder contact avec Nabil et Hafez son meilleur ami. Il retournera les voir régulièrement. Et puis arrive le massacre du 7 octobre 2023 et les représailles israéliennes…Rachid Benzine signe une histoire à nouveau très courte mais qui va droit au but, toute en finesse, simple, belle, triste.J’avais adoré, si l’on peut dire ça d’une telle histoire, Voyage au bout de l’enfance, que j’ai trouvé beaucoup plus poignant mais L’homme qui lisait des livres est tout aussi beau et fort.
Il y a un mois que j'ai lu ce livre, et au moment de rédiger ma chronique, Nabil m'accompagne toujours au quotidien. C'est un livre fort, puissant, magnifique, un livre teinté d'espoir et de résilience.Julien Desmonges est un photographe français qui circule dans Gaza dévastée, tout est chaos, désarroi, désolation ; immeubles éventrés, gravats, poussière fumante. Au milieu de tout cela entre l'étal d'un boulanger et d'un cordonnier, une devanture avec des centaines de livres et un homme âgé s'accrochant à ses bouquins qu'il lit dans les décombres.'Un vieux libraire accroché encore à ses bouquins qui lit à deux pas des ruines. Comme si les mots pouvaient le sauver du bruit, de la souffrance, de la mort lente de la ville.'Julien veut le prendre en photo, Nabil, le narrateur lui suggère de se rencontrer autour d'une tasse de thé et d'écouter son histoire.'Mais n'y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d'une vie . Celle d'un peuple parfois.'Il lui offre des livres ("La comédie humaine" de Malraux et "La terre nous est étroite et autres poèmes" de Mahmoud Darwich) et lui suggère de les lire et de le revoir le lendemain.Nabil Al Jaber va lui raconter sa vie, son histoire, celle de son peuple, de son pays. Nabil est né en 1948, il est Palestinien, il a fait ses premiers pas dans un camp de réfugiés, il a toujours connu l'exode, la résistance, l'enfermement, la peur, la répression. Il a toujours gardé l'espoir, a appris à accepter , les mots sauvent, aident, le théâtre lui a permis de comprendre la littérature, de saisir le pouvoir des mots salvateurs.Un roman trop court, puissant, pudique sur la mémoire, la résilience. Un style sobre et dépouillé, il va à l'essentiel. Un texte bouleversant qui permet de voir la guerre par le regard de ceux qui la subissent. Un hommage aux livres, aux mots qui permettent l'espoir, de voir une beauté dans ce monde en perdition.A lire absolument.Immense coup de coeur ♥♥♥♥♥Les jolies phrasesVous savez, ici, chaque livre a son histoire et sa place réservée. Vous pouvez choisir, bien sûr. Mais les livres, eux, choisissent aussi les lecteurs.Le lecteur est un prisonnier consentant, attaché à l'illusion que chaque page tournée le libèrera.On sous-estime toujours combien une occupation peut se substituer au monde.Toute leur vie, bien des Palestiniens n'auront connu que ce traitement. Et toute leur vie également, bien des Israéliens ne se seront représenté les Palestiniens que comme des terroristes. Ces images inversées expliquent l'impossible réconciliation.Lis lis jusqu'à perdre la raison. Mais lis, petit frère, lis.
Récit retraçant à travers l'histoire de ce libraire la vie des Palestiniens, leur exode, leurs souffrances, le tout avec beaucoup d'espoir et de pudeur. Un beau témoignage enrichissant.
très beau texte qui se suffit à lui-même pour comprendre la situation actuelle
Quelle place pour la littérature ? Ici elle est engagement et c’est une merveille d’écriture d’émotion de conscience.
très intéressant - très bien écrit comme tous les livres de Rachid Benzine. Grande ouverture d'esprit - grande sensibilitéje recommande
Très beau livre, très émouvant.
Une histoire qui touche profondément
Livre sublime.Des les premières lignes vous serez happé par cette ode livresque à la vie.Mahmoud Darwich disait à travers ses poèmes que malgré toutes les tragédies subies par les siens sur cette terre sanguinolente de Palestine, son peuple demeurait toujours sensible au beau…
Pour lire ce roman,je me suis enfermée dans une bulle , loin de mes pensées sur ce conflit.Un roman court, qui dégage, une grande émotion.J'en ai eu les larmes aux yeux. J' étais loin de m'imaginer la façon à amener cette histoire.Julien est un photographe, envoyé à Gaza, pour faire un reportage, pour montrer la vie, de cette ville éradiquée,par une guerre qui perdure et perdura pendant des années.Julien croise, sur son chemin Nabil et lui demande s'il peut le photographier. Ce dernier répond "Pourquoi , tu ne connais rien de ma vie.Nabil, commence à lui raconter son existence ? Cette vie de malheur ,son parcours tragique l'assassinat de ses proches, sa vie dans les camps de refugier, la peur et la famine, et maintenait la destruction de Gaza.Nabil, est d'une grande sagesse, il n'est pas dans un esprit de vengeance, il croit qu'il peut y avoir un nouveau monde,une lueur d'espoir pour la fin de ce conflit.Ses livres sont devenus ses meilleurs amis. Le roman se concentre sur le personnage de Nabil,mais il ne faut pas oublier l'environnement dans lequel lui et ses compatriotes survivent.Le 3 octobre restera une date gravée, une nouvelle guerre, Israel se venge, ils veulent sauver les otages ( Je ne veux pas m'étaler sur se sujet).Rachid Benzine ,vient écrire un roman d'une immense sagesse, un livre humaniste,un livre bouleversant,en usant d'une plume poétique.Je ne suis pas sortie indemne, d'une telle lecture, malgré mes opinions.Ce roman est une véritable pépite à découvrir de toute urgence.
Ce qui m’a frappé en ouvrant ce livre, c’est le contraste entre sa brièveté et la densité de ce qu’il contient. À peine une centaine de pages, et pourtant, j’ai eu l’impression de traverser une vie entière, une histoire collective, une mémoire menacée d’effacement.Le personnage de Nabil, ce vieux libraire de Gaza, m’a bouleversé. Il ne se plaint pas, il ne crie pas sa colère : il parle, calmement, avec la dignité de ceux qui ont tout perdu sauf leurs mots. Ses livres ne sont pas des objets décoratifs, mais des compagnons de survie. J’ai senti à quel point, dans ce décor de ruines, les pages qu’il serre contre lui sont plus solides que les murs effondrés.Ce qui m’a marqué aussi, c’est la rencontre entre l’homme des livres et l’homme des images. Le photographe veut capter une scène, une image spectaculaire, mais le libraire l’arrête : avant de photographier, écoute. Cette inversion m’a beaucoup touché, parce qu’elle dit quelque chose de notre époque où l’on « capture » tout, souvent sans prendre le temps d’entendre les histoires derrière.J’ai aimé la sobriété de l’écriture de Rachid Benzine. Pas d’effets de style, pas de pathos inutile, juste une voix claire, qui va droit au cœur. Certains diront que le roman est trop court, trop symbolique. Pour moi, c’est justement cette concision qui le rend percutant : une sorte de fable contemporaine, qui m’a rappelé que même dans le fracas des bombes, il existe encore des espaces de résistance, fragiles mais essentiels.En refermant ce livre, j’avais la gorge serrée, mais aussi une étrange forme d’espérance. Ce que j’en retiens, c’est que les livres ne changent peut-être pas le cours d’une guerre, mais qu’ils peuvent sauver une mémoire, une dignité, une humanité. Et ça, c’est déjà immense.Service presse numérique non rémunéré
Tout comme l’Ukraine, Gaza est devenu un titre dans le JT du 20h, que nous suivons quasi quotidiennement.Une source de débat et d’affrontement de points de vue….Mais le récit de Rachid Benzine, apporte un éclairage qui nous fait cruellement défaut.Avec beaucoup de pudeur et d’empathie, il nous raconte l’histoire de cette tragédie annoncée, qui dure depuis des années, au travers de la voix d’un vieux libraire.La rencontre entre un jeune photographe français venu rendre compte de la situation, et qui, contre une photo, va écouter le récit de ce peuple déraciné, malmené, qui a vécu dans la souffrance et la violence.Et malgré tout, malgré les deuils, les chagrins, les injustices, il lui est resté le refuge de la culture et de la lecture.C’est très sensible, poétique, court et sans pathos, pour aller à l’essentiel.Les livres comme rempart contre le mal, une très belle idée.Il y a des deux côtés des gens qui souffrent, on l’oublie souvent…mais c’est bien là, l’essentiel, et la seule chose dont on devrait se souvenir.
Où nous découvrons que la vie retrouvée a finalement été détruite par ceux qui s'arrogent seuls le droit de vivre.
Parler avec humanité, respect et tant de références littéraires de l’histoire et du présent des palestiniens, seule Rachid Benzine y arrive. Je l’ai lu d’une traite. Quel bonheur.
** Mon ressenti : **J’ai eu un très coup de cœur pour cette lecture du dernier livre de l’auteur. Sa plume sensible et poser vous embarque avec lui à travers le récit de ce photographe et sa magnifique rencontre avec ce libraire si touchant.Un livre bouleversant et tellement réaliste. Il aborde des thèmes avec intelligence et bienveillance. Le récit nous conduit à nous interroger sur la vie, la mort, les violences de la guerre, le pardon.Ce petit roman est une ode à la vie, écrit avec beaucoup de talent et d’humilité.
Ce livre est un petit bijou d'humanité dans ce monde de violence
Rentrée Littéraire 2025J’ai eu un coup de coeur pour ce petit livre qui évoque la vie, la mort, la survie, les mots et l’espoir qu’ils apportent !A Gaza, un jeune photographe français marche au milieu des ruines et arrive devant un homme assis de sa librairie, en train de lire, dans un quartier moins détruit. Il s’apprête à le prendre en photo quand l’homme lui dit qu’il faut boire un thé et se connaître avant cela sinon c’est tel que le disait les amérindiens, c’est voler une partie de la personne ou de l’âme.Le Libraire raconte sa vie, sa famille, l’histoire de la Palestine, de Gaza, ses propres rêves, ses exils et ses souffrances. L’incompréhension d’un peuple, toujours plus exilé sur son propre territoire puis sous les bombes qui tentent d’effacer la vie et sa mémoire, prend une consistance douloureuse !Voir disparaître des êtres chers, son avenir et ses espoirs puis trouver la force de continuer dans les mots et les livres ! Un livre plein de douceur et de noirceur à travers les paroles d’un homme philosophe, sage et juste.Une très belle écriture, poétique et pudique, pourtant pleine de force et de sagesse malgré les circonstances.#Lhommequilisaitdeslivres #NetGalleyFrance #rentreelitteraire2025