Les années ont passé à Kamakura et, pour Poppo, la propriétaire de la papèterie Tsubaki, elles n’ont pas été de tout repos. Après son mariage avec Mitsurô, déjà père de la petite QP, et deux grossesses très rapprochées, elle est désormais à la tête d’une belle famille qui lui a pris tout son temps. Mais avec l’entrée au CP de ses deux cadets, Poppo peut à nouveau se consacrer à la papèterie. Et c’est naturellement avec une lettre personnalisée qu’elle a annoncé la reprise de ses activités d’écrivain public à ses clients. Ainsi, la vie suit son cours. La jeune femme retrouve le goût de la calligraphie, du choix du papier, de l’encre, de l’enveloppe, du timbre. Un bonheur retrouvé malgré une QP en pleine crise d’adolescence qui lui bat froid et une nouvelle voisine acariâtre qui ne tolère pas le moindre bruit. A côté de cela, il y a la joie de revoir Madame Barbara de passage au Japon, le plaisir d’aider ses clients et la découverte d’un secret bien gardé concernant l’Aînée.Troisième tome de La papèterie Tsubaki et le plaisir de lecture ne faiblit pas. On se délecte de cette parenthèse enchantée dans le monde de Poppo. Ito Ogawa n’a pas son pareil pour enchanter le quotidien et raconter les joies simples de la vie : la beauté d’un camélia en fleurs, le passage des saisons, un repas préparé avec amour, un thé parfaitement infusé, un gâteau partagé avec un ami…La dernière page tournée, il est difficile de quitter Kamakura et ce Japon si subtilement décrit. On voudrait arrêter le temps, s’assoir un moment pour prendre le temps de regarder l’océan, cheminer le long de la Komachi-dori pour aller méditer dans un sanctuaire, admirer la couleur des arbres, profiter de la présence d’une amie et se régaler d’une petite douceur à la pâte de haricot rouge.Un roman apaisant.