Surtout ne ratez pas la note de l’auteure en début de ce roman : alors qu’elle fait œuvre de fiction en prenant pour thème une famille royale [anglaise] inventée (sic), Lucinda Riley , romancière anglaise au succès populaire incontestable, se voit dans l’impossibilité de trouver un éditeur et de proposer son roman dans les filières où elle a l’habitude de le faire. Et voilà la réalité qui rattrape ainsi la fiction. Quand vous aurez lu le roman [qui se lit facilement, c’est une lecture « de vacances »], vous vous demanderez quels épisodes étaient (presque ?) « plus vrais que vrais ». Je ne m’étais pas vraiment posé cette question en lisant cette note, mais après coup, je n’en doute plus. Et cela a incontestablement ajouté du piment à ma lecture.On est à Londres en 1995.Joanna Haslam, engagée comme ‘reporter junior’ dans un journal populaire londonien ["The Morning Mail"] est chargée de la rubrique « reportages mondains » et doit couvrir les funérailles de Sir James Harrisson, 95 ans, ancien acteur très connu dans le « petit monde » du théâtre et du cinéma. En tête du cortège qui rentre à l’église, il y a d’abord Charles Harrisson, la soixantaine, fils unique de Sir James. Il habite et travaille à Los Angeles comme réalisateur, n’a plus depuis longtemps de vrais contacts avec son père. En outre, Charles est divorcé depuis longtemps, et son épouse (la mère de ses enfants) est entre-temps décédée et il a ‘retrouvé une compagne’. Charles a deux enfants qui habitent Londres (ce sont donc les deux petits-enfants du défunt).Je vous invite à retenir leurs noms, ils ‘jouent’ un rôle important dans le roman. L’aînée est Zoé, actrice elle-aussi. Elle réussissait brillamment ses études, mais a eu un enfant à 19 ans (appelé « Jamie », en souvenir de son arrière-grand-père). Jamie a aujourd’hui environ 10 ans et est interne dans une école privée. Il faut savoir que Zoé « à l’époque », dès les premiers moments où elle savait qu’elle était enceinte, avait décidé non seulement de garder l’enfant, mais aussi de ne révéler à personne (même pas à son propre père ou grand-père) le nom du géniteur. (Ami.e lecteur/lectrice, je fais confiance à votre perspicacité, je n’ai pas besoin d’en dire plus, je suis sûr que vous avez déjà une bonne hypothèse).Le frère de Zoé (lui aussi petit-fils du défunt) s’appelle Marcus Harrisson, est producteur de profession, mais a un énorme problème d’alcool et du coup, d’argent aussi.La journaliste (Je rappelle son nom: Joanna, c'est une des figures importantes de ce roman) a depuis sa scolarité un très bon ami, appelé Simon Warburton, dont elle n’a qu’une vague idée de la profession.La narratrice étant très clairement « au-dessus » de tous les personnages et omnisciente, vous aurez deviné que rien n’est écrit au hasard, c’est donc - si vous me permettez cette incursion dans mon commentaire – de mon point de vue, une faiblesse du roman, car le lecteur a parfois l’impression d’une partie de cache-cache, la narratrice se réservant le droit de laisser ou pas des indices dans son récit et d’en faire ce qu’elle veut. Il eût été préférable - de mon point de vue - de laisser (par exemple) deux ou trois personnages raconter leur récit et de faire confiance au lecteur pour (re)coller les morceaux.Une vieille dame, très digne, s’assied dans l’église à côté de Joanna et est particulièrement perturbée par la cérémonie (ou par quelqu’un du cortège) au point de se sentir très mal. Joanna ne suit que son bon cœur, abandonne la cérémonie et reconduit la dame en taxi chez elle. En chemin, elles font tout de même plus ample connaissance et le lendemain, Joanna reçoit une lettre à son bureau du journal : elle a un terrible secret à lui confier ; pour motiver Joanna, elle a joint une copie d’une lettre d’amour qui ne laisse pas de doute. L’auteure de la lettre a vécu une relation passionnée avec quelqu’un qu’elle appelle « Sam », mais cette relation ne peut pas voir le jour. Joanna est perplexe, mais motivée. Ce pourrait être un fantastique scoop pour son journal ; qui sait ? Quand elle retourne voir la vieille dame en question, une énorme surprise l’attend. Elle apprend par une voisine que la vieille dame est tombée dans les escaliers, qu’on est déjà venu la chercher, mais comment comprendre que l’appartement de la vieille dame ait été complètement vidé ?Ce que Joanna ne sait pas (encore), c’est qu’elle est suivie et quand Joanna rentre chez elle, stupeur : son appartement a été saccagé et on a emporté son ordinateur, sa télé et son imprimante.Je ne veux en dire plus, au risque de spoilers qui gâcheraient votre lecture, si d’aventure vous décidiez de lire ce roman.Vous aurez compris que c’est globalement agréable à lire, que les rebondissements sont nombreux, les fausses pistes aussi et que c’est apparemment d’un haut degré de réalisme, malgré le scepticisme du lecteur (relisez au besoin le premier paragraphe).Le « happy end » est un peu tiré par les cheveux, si je peux me permettre une autre remarque critique, mai...