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La carte postale

La carte postale

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Quantité

Année : 2022
Pages : 576
Reliure : Poche

La carte postale est arrivée dans notre boîte aux lettres au milieu des cartes de vœux traditionnelles. Elle n'était pas signée, l'auteur avait voulu rester anonyme. Il y avait l'opéra Garnier d'un côté, et de l'autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.

Vingt ans plus tard, j'ai décidé de savoir qui nous avions envoyé cette carte postale, en explorant toutes les hypothèses qui s'ouvriraient à moi. 
J'ai retracé le destin romanesque de Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.

A.B.

- Un récit intime et profond. Clémentine Goldszal, Elle.

- Un livre d'histoire, riche en questionnements, qui se lit comme un grand roman. Astrid de Larminat, Le Figaro littéraire.

- Prix Renaudot des lycéens.

- Grand prix des blogueurs littéraires.

 Sous réserve de disponibilité chez l'éditeur. 

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  • L'histoire est captivante, l'écriture magnifique et nous sommes totalement emportés par l'univers.
  • L'un des meilleurs livres que j'ai lus. Très bien écrit, on se sent presque proche des membres de la famille.
  • Un excellent livre au style vif, fluide et rythmé qui apporte une belle dimension intimiste.
  • 5 stars: 12 (63%)
  • 4 stars: 5 (26%)
  • 3 stars: 1 (5%)
  • 2 stars: 1 (5%)
  • 1 star: 0 (0%)
D
DOMBARI
livre

vraiment super à lire !

M
M Gauthier
Intelligent et touchant

« La carte postale » est à la fois roman, enquête et témoignage. La grande histoire y croise la petite et nous invite à revoir nos opinions, nos certitudes. L'écriture est fluide et Anne Berest sait capter notre attention jusqu'au bout. C'est un livre intelligent et très juste.

D
DERMY Daniel
Mauvais état

État médiocre contrairement à l habitude : tâches, cornes.Déçue

L
Lucie
Un vrai coup de cœur

J’ai vraiment adoré ce livre ! L’histoire est prenante, l’écriture magnifique et on se laisse totalement emporter par l’univers. Une lecture marquante que je recommande vivement.

C
CHRISTINE
Conforme à la description.

Envoi rapide et en bon état.

E
EUVERTE Sébastien
Bien

Bien

m
miranda
un roman magnifique

Anne Berest enquête sur ses origines en compagnie de sa mère. Elle découvre alors le destin d’une famille brisée par la guerre et la transmission transgenerationnelle, tout ce que nos ancêtres nous transmettent sans que nous en ayons toujours conscience. C’est un roman sensible et d’une grande justesse.

s
sol
Excellent !

Nous comprenons mieux, grâce à ce roman, pourquoi les Juifs ont toujours peur. L'horreur de ce qu'ils ont vécu à travers les ans... le mépris qu'ils subissent au quotidien... Et pourquoi tout cela ? Enfin en un mot comme en mille, c'est un excellent roman qui remet les idées au clair !

J
Johanna
Prenant !

Je ne l’ai pas encore terminéMais j’ai souhaité tt de même laisser un avisC’est un livre qui vous prend aux tripesIl m’arrive d’avoir du mal à lire certaines pages tellement je suis révoltée, peinéeJe le conseille 🤍

A
AX
Une très beau récit

J'ai passé de bons moments à lire ce roman qui retrace une quête. Quête de la vérité sur le destin terrible d'une famille juive confrontée à la Shoah. Pas très original, mais plaisant et émouvant, me retrouvant moi-même confronté au destin de mes grands-parents. La filiation avec Francis Picabia rend le récit un peu plus original. Un bon roman.

D
David
une plongée dans les souvenirs d’une famille dissolue

Triste , très triste, tragique comme un détail de la Shoah représentant toute la Shoah et sa dramatique issue. Tellement rageant, tellement outrageant, révoltant. Un témoignage unique pour ne pas oublier ses pauvres etres disparus passés dans les oubliettes de l’histoire.

f
fripoon36
bien

bien

S
Sam
Bouleversant

J’ai dévoré ce livre magnifique, un des meilleurs que j’ai lu. Il m’a enrichie sur de multiples plans, la compréhension du traumatisme juif à travers les générations, la quête d’identité, les témoignages durant et après guerre. Il est très bien écrit, on se sent presque proche des membres de cette famille. J’ai du arrêter de lire à plusieurs reprises à cause de trop d’émotions, mais toujours très justement amenées et dosées. Un livre d’une grande délicatesse tout en étant d’une grande intensité. Bravo à Anne pour ce cadeau inestimable qu’elle a fait à Noémie, Jacques, Ephraim et Emma, de la où ils sont je suis certaine que ça les aura aidés à reposer en paix.

F
Florilène
Histoire d’une époque horrible

Bonjour,Il n’est pas aisé de faire des commentaires sur un livre relatant de nombreuses vie brisées de façon aussi horrible…Ce livre est facile à lire et peu être remis entre les mains des ados voulant connaître cette époque dramatique.La deuxième partie est un peu moins facile car de nombreux retours en arrière mais rien de rédhibitoire.J’ai puisé de nombreux renseignements complémentaires sur ces années de guerre.Je recommande donc ce livre.Bonne journée et bonne lecture

P
Peter Pazul
Un récit - à la fois roman et biographie - que vous n'oublierez jamais

Arrivé à la fin de ce livre, je me suis senti comme terrassé d’émotion par l’histoire que je venais de lire et ma première réaction a été d’en parler autour de moi, puis de l’offrir lorsqu’il me semblait que l’intérêt était manifeste et/ou que la personne à qui je l’offrais pourrait vivre les mêmes moments que ceux que j’avais traversés et qui m’ont marqué de façon indélébile.Alors, vous imaginez si le succès (souligné par plusieurs prix littéraires) me semble justifié.Mais ne nous trompons pas, c’est évidemment « le récit de vies » racontées comme dans un thriller qui émeut à ce point.Il s’agit en effet de l’histoire (sur plusieurs générations) d’une famille d’origine russe et juive, qui va parcourir des milliers de kilomètres, chassée qu’elle est de sa terre natale par le pouvoir dictatorial russe (après la révolution d’octobre 1917) et qui va tenter de survivre, à travers tout un siècle d’antisémitisme brutal, d’origine explicite et/ou implicite, comme celui des bolcheviques, ensuite des communistes russes, des adeptes du ‘National socialisme’ [«les nazis»], des partisans de l’Allemagne d’Hitler et de la France de Pétain, indistinctement catholiques, indifférents ou athées, des autorités anglaises qui renverront vers l’Europe (à l’époque, cela veut dire « la mort ») des milliers de Juifs qui fuient les camps et veulent s’expatrier en Palestine (gérée alors par les Anglais), mais aussi de la part d’un nombre considérable de citoyens lambdas de multiples nations, convictions, opinions, attitudes qui n’auront de cesse que de traiter « les Juifs » avec un mépris, un rejet, une indifférence ou une haine (en fait) non rationnelle, mais néanmoins omniprésente et aux conséquences tragiques, comme l’histoire du XXe siècle va le prouver.Ce livre est en partie romanesque (ainsi, c’est par endroits un écrit qui immanquablement fait œuvre de fiction : comment voulez-vous, par exemple, évoquer la fête de Pessah que les aïeux vont transférer sur leurs vies, sans faire de la fiction ?), mais aussi et surtout biographique, car l’auteure (Anne Berest) va s’acharner à rassembler un maximum de documents et de preuves de ce qu’elle écrit sur les vies (i) de sa mère (Leila), (ii) de sa grand-mère Myriam (la seule qui échappera à Auschwitz), (iii) de sa grand-tante Noémie et son grand-oncle Isaac (Jacques) – tous deux sœur et frère de sa grand-mère Myriam – et (iv) des arrière-grands parents (Ephraïm Rabinovitch et son épouse et Emma Wolf de Lodz) qui ont fui la Russie (Ephraïm avait 25 ans en 1919), se sont réfugiés en Lettonie, puis en Israël (où avaient fui – à l’origine - et vivaient dans des conditions très précaires, les parents d’Ephraïm, Esther et Nachman), pour aboutir enfin en France, et en particulier à Paris, dernière adresse connue … avant Auschwitch pour quatre d’entre eux.En 2013, alors que la narratrice (qui a 34 ans à l’époque) attend son premier enfant (elle parle à la première personne, c’est l’auteure Anne Berest elle -même), elle évoque – en présence de sa mère - une carte postale - tout ce qu’il y a de banal (elle est reprise en recto-verso sur la couverture du livre de poche) qui était arrivée à l’adresse de M. Bouveris (la mère de l’auteure) dix ans plus tôt et elle se souvient : mis à part le nom du/de la destinataire (« M » Bouveris, … par ailleurs, est-ce monsieur ou madame ?) et son adresse, la partie gauche ne mentionnait que quatre noms (Ephraïm, Emma, Noémie et Jacques), bien connus - et pour cause - par Anne et sa mère - : en 1942, ces quatre personnes ont été déportées de France où elles vivaient et étaient intégrées et elles sont décédées dans le camp d’Auschwitch de si tragique mémoire ; … mais cette fois, contre toute attente de l’auteure, voilà que sa mère parle …Et l’histoire commence.Comme on l’aura compris, ce récit est particulièrement émouvant : il va vous faire revivre un morceau d’Histoire (avec une majuscule) et il présente un témoignage que vous n’êtes pas prêt(e) d’oublier.

C
Christine CrIspin
"C'est un livre formidable”

Un grand livre, un récit historique, un polar dans lequel Anne Berest part à la recherche de l'origine de sa famille.Le récit de cette carte postale est absolument fantastique dans tous les sens.Le style, sous la forme d’un dialogue avec sa mère, est enlevé, fluide, rythmé, il apporte une belle dimension intimiste à l’histoire.C'est la recherche d'origines familiales “instables” avec cette famille de juifs errants qui va traverser l'Europe sans pouvoir jamais réellement se fixer, obligée de changer de lieu, toujours obligée de repartir à la hâte !Le livre retrace de manière glaçante l’organisation de la solution finale, de sa mise en œuvre, des rafles, du zèle honteux des autorités administratives et de la police française de Vichy.

M
Maïté
J'ai dévoré

Nous venions d'adopter un chiot et il fallait tout lui apprendre, et notamment la propreté. J'étais donc souvent dehors, de très tôt le matin à très tard le soir, de manière à ce qu'il apprenne que les besoins, c'était dehors. Et le livre d'Anne Berest me tenait compagnie, dans le froid ou dans la chaleur, fatiguée ou très fatiguée, debout, ou appuyée contre un mur, ou vaguement assise sur un plot, bref, absolument pas des conditions idéales de lecture. Et je me régalais. je ne pouvais pas lâcher ce bouquin. J'étais tout le temps impatiente de le retrouver. C'est très bien construit, très bien raconté, tous les personnages existent, le rapport mère-fille qui mènent l'enquête est touchant et marrant sans jamais être gnangnan, et puis la chute... la chute est magnifique.

F
Fred
Superbe

Livre remarquable.J ai beaucoup lu sur les déportés, les camps, la Shoah, mais là, avec ce livre magnifique, j'ai eu l'impression ne pas avoir lu tout ce qu'il fallait.C'est chose faite.Une enquête passionnante et passionnée par cette écrivaine talentueuse que je ne connaissait pas.Attention aux âmes sensibles, rien ne nous est épargné. le vel'd'hiv, l'arrrachement des petits enfants enlevés à leur mère, qui prennent les wagons à bestiaux pendant trois jours pour arriver aux camps de la mort.Pourtant on avait dit "Pas les enfants"....Les plus faibles seront dirigés vers la "douche", où ils seront gazés sur le champ.Cette épisode de notre histoire est un révélateur, comme ces photos qui baignent dans le liquide qui va révéler la photo ; les gentils de base seront encore plus gentils, les méchants encore plus méchants.Et il y en a des méchants dans ce livre, ceux qui attendent que la famille juive du village soit arrêtée pour aller piller la maison vide, sans retenue, sans vergogne, sans remord.Et puis l'on côtoie l'inévitable culpabilité du survivant.Cette enquête, véridique, est remarquable de par ses précisions, son style, sa beauté.Ce qui m'a frappée, ce sont les "coïncidences", tout au long du livre, que je ne dévoilerai pas pour ne pas déflorer l'intrigue, il existe des choses incroyables que le cerveau nous aide à traduire, des noms qui se répètent, des actions similaires aux ancêtres. Ce sont des petites pierres qui font l'édifice de cette si belle enquête qui cherche l'expéditeur de cette carte postale.J'appelle cela la transgénérationnalité ; les oripeaux sanglants et dégoulinants du passé qui refont surface des générations après le trauma originel.Les dernières pages font état du retour des déportés à Paris.Bouleversant. Certains sont morts de faiblesse, les autres meurent d'avoir trop mangé, les gens les nourrissaient car ils n'étaient plus que des squelettes. Ils sont morts à cause d'un yaourt ou d'un crouton de pain qui leur a percé leurs estomacs. Il n'est pas coutumier de décrire ce retour à la Vie, c'est très rare, et à part La douleur" de ma chère Duras, il y a très peu de témoignages de l'après. (D'ailleurs je vous en recommandé la lecture, c est le retour des camps de son mari avec tout ce que cela comporte.)Voilà.On rencontre à la toute fin une vieille dame qui devient Alzheimer et qui note les prénoms de certains déportés sans retour comme on les appelle, pour que jamais on n'oublie leur nom. Déchirant.Malgré le thème, les horreurs des camps, les rapports mère/fille à propos de la déportation, les scènes insoutenables de ces enfants déchirés, ce fut une belle lecture.C'est peut être cela le talent littéraire, écrire sur des sujets très durs merveilleusement et sublimement, sans pathos ni exagération.Ne faites pas l'économie de ce si beau livre, avec ses secrets et ses fulgurances.Bravo et merci à l'auteure.Quel travail...

j
jean roudier
Mes arrière grands parents et la France de Vichy...

Anne Berest parle tout le temps d'elle même.Ici, c'est à bon escient.Elle mène une enquête sur sa grand mère maternelle, Myriam, juive ashkénaze, dont les deux parents, le frère et la soeur ont disparu dans les camps de la mort.La première partie du roman est un récit imaginaire de ce qui est arrivé à cette famille.La deuxième partie, l'enquête qu'elle a menée avec sa mère pour identifier l'auteur de la "carte postale" et reconstituer l'histoire de ses arrière grands parents sous l'occupation, est captivante.J'ai lu ce livre en même temps que "Recherche femme parfaite" et "Sagan 54". C'est de loin le meilleur des trois.